Suspente autour des pieds et secours dans la voile

2 novembre 2019 - Temps de lecture: 2 minutes

Source: David Eyraud / Pilotage parapente

A l’origine du vrac ci-dessous, une marche arrière qui manque de frein. La voile veut revoler et se présente en porte de sortie. Première erreur: le pilote provoque un décrochage dynamique et relâche les freins au plus mauvais moment, lorsque la voile est en arrière, ce qui provoque une forte abattée. Deuxième erreur: il freine asymétriquement cette abattée ce qui provoque une attaque oblique avec des conséquences inattendues…

Conseil du pro: si la voile est repartie en arrière, il faut, soit redescendre les mains pour maintenir la marche arrière, soit s’apprêter à freiner fortement la puissante abattée qui arrive! Une abattée se freine toujours symétriquement! En autorotation, la plupart du temps, le parachute de secours passe dans le cône de suspentage de la voile. Bien souvent il finit par s’ouvrir… Mais ce n’est malheureusement pas garanti! En cas de secours coincé, il faut: soit essayer de se sortir du problème (en contrant la rotation par exemple), soit essayer de tirer sur les élévateurs ou les suspentes du secours pour tenter de le décoincer.

On adore ces séquences vidéo, n'hésitez pas à consulter le site pilotage-parapente.com.


Yaël Margelisch, première à passer les 500km de vol, suivie par Seiko: moments émouvants

14 octobre 2019 - Temps de lecture: 4 minutes

Source: 20minutes et Fly with Andy

Les émotions auront fait des montagnes russes durant le séjour brésilien de Yaël Margelisch. La pilote de Verbier (28 ans) avait décidé de prolonger la durée de sa présence en Amérique du Sud, après y avoir disputé une épreuve de Coupe du monde, pour tenter de battre le record du monde féminin du plus long vol libre, en ligne droite. La Valaisanne était parvenue à ses fins il y a un peu plus d’une semaine, atteignant l’impressionnante distance de 448km. Une marque qui devait encore être homologuée par la Fédération (FAI).

448 km en l’air et un record du monde

Coup de théâtre quelques jours plus tard, cependant, puisque Seiko Fukuoka Naville a amélioré le record d’une vingtaine de kilomètres, lors d’un vol réalisé un peu plus au nord du pays (voir le compte rendu sur son compte Facebook). "C’était un coup dur", explique la Valaisanne ainsi délestée de son record. "Je me sentais un peu comme la Poulidor du parapente, parce que je suis quand même souvent arrivée deuxième dans des compétitions ces derniers temps. Pendant les quatre jours qui ont suivis on n’a rien pu faire d’autre que de décoller et de parcourir une quinzaine de kilomètres avant d’abandonner à cause des conditions insuffisantes. Frustrant."

Yaël Margelisch a ainsi vu ses chances d’aller encore plus loin s’amenuiser de jour en jour, au fur et à mesure qu’approchait le décollage de son avion pour rentrer en Suisse, dimanche dernier.

Pas très loin du record masculin

L’occasion s’est pourtant présentée samedi. Le vol de la dernière chance. Après avoir décollé une énième fois à Caico (nord-est du Brésil), tractée par un treuil, la pilote du val de Bagne a touché les vents tant attendus en compagnie de ses partenaires habituels, Clément Latour et Reynald Mumenthaler, ainsi que trois autres pilotes.

Après une aventure de 10h20 dans le ciel, Yaël s’est posée au milieu de nulle part – "l’une des voitures venues nous récupérer s’est même perdue", rigole-t-elle – en ayant parcouru 552km. Au passage, elle a fixé à 532km le nouveau record du monde féminin de la plus grande distance libre. "J’espérais vraiment pouvoir atteindre un jour la barre mythique des 500 km. Rêve accompli. En plus, par rapport à la première fois, je suis nettement plus contente de la manière dont j’ai volé. Il nous a peut-être juste manqué deux vents thermiques pour aller encore tutoyer le record du monde libre absolu (ndlr: passé cette semaine à 580km), mais ce n’est pas bien grave. Cette fois, j’espère que la marque tiendra un peu plus d’une semaine, même si on ne pourra pas m’enlever le fait d’avoir été la première femme à franchir la barre des 500!" Là encore, la FAI devra valider la performance.

A noter qu’un autre Suisse, Michael Küffer, a également battu la semaine dernière un record du monde. Il s’agit de celui de la plus longue distance en ligne droite vers un but déclaré. Le Zurichois de 30 ans a atteint 505km.

Voir les vols réalisés le 12 octobre sous XContest.


Belgian Ardenne Paragliding Open... en français dans le texte ;)

13 octobre 2019 - Temps de lecture: ~1 minute

Chaque année la fédération belge de vol libre, ses clubs ou encore ses membres organisent diverses compétitions comme le championnat de Belgique de parapente de distance qui se joue en montagne, le championnat de Belgique d’atterrissage mais aussi le BAPO autrement dit, the Belgian Ardenne Paragliding Open qui lui s’organise depuis 3 ans maintenant. C’est cette dernière compétition que nous avons choisi de suivre de plus près et ce pendant plusieurs mois. Celle-ci s’est en effet déroulée sur 4 manches sur 6 prévues au départ, des manches programmées de mars à septembre dans nos contrées vallonnées soit une belle occasion de faire plus ample connaissance avec une discipline de passionnés dont on parle assez peu.


Neo et son parapente made in France

11 octobre 2019 - Temps de lecture: ~1 minute

Dans sa chronique "La France qui bouge", Julien Gagliardi de BFM, nous parle de Neo, un fabriquant de matériel made in France, bien connu des spécialistes.


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Se fixer un cap!

8 octobre 2019 - Temps de lecture: 3 minutes

Source: justice des mineurs / service civique communication

Quatre jeunes de l'unité éducative en milieu ouvert de Saint-Pierre-en-Faucigny (74) ont réalisé plusieurs vols en biplace dont ils ont pu prendre les commandes. Ces adolescents suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)  ont également partagé des moments d’échange avec leurs éducatrices et leurs moniteurs.

Le parapente pour envoyer "les maux en l’air"

Le groupe de jeunes s’était déjà réuni à trois reprises pour des sessions parapente en pente-école. Des séances favorisées par le partenariat avec l'association Rêves d’en haut, qui œuvre pour une meilleure accessibilité du parapente pour les publics en difficulté.

Ainsi, les participants ont été encadrés par deux professionnels diplômés, qui leur ont appris à se surpasser à chaque session en volant toujours plus haut et en gagnant en responsabilité.

Se sentir libre dans un cadre sécurisé

L’objectif était de permettre à ce groupe d’adolescents, présentant des comportements à risques, d'expérimenter un défi physique, procurant des sensations fortes, tout en s’inscrivant dans un cadre sécurisé.

Grâce à ces sessions, ils ont pu tester leurs limites et prendre conscience que le sentiment de liberté peut être vécu sans aller au-delà du cadre légal, sans mettre soi-même ou autrui en danger.

Des moments forts et du partage

"Ils y ont mis tout leur cœur !", affirme Alicia de Paoli, l’une des éducatrices. Celles-ci ont vu émerger tout au long de l’activité une solidarité à toute épreuve entre les adolescents. "Ils ont pris le plus jeune sous leur aile et étaient toujours volontaires pour s’entraider, notamment pour le pliage des voiles", racontent-elles.

Les jeunes se sont également liés avec leurs moniteurs, leur confiant parfois des bribes de leur vie dans les airs, mais aussi avec les deux éducatrices. Des temps d’expression ont permis, à chaque fin de session, de se livrer chaque fois un peu plus.

"J'ai enfin réussi quelque chose !"

Lors de ces moments de parole, les mineurs ont laissé s'exprimer leur fierté par des mots forts tels que "je réussis enfin quelque chose !". Et en effet : lors du séjour, fin septembre, tous étaient en mesure de prendre les commandes du biplace pédagogique. L’un d’eux a même réussi à effectuer un atterrissage lors de son dernier vol.

Ces sessions se sont soldées par de nouvelles vocations : "Maintenant, je veux faire du parapente ! Fini tout le temps passé devant mon ordinateur". Mais aussi de bonnes résolutions : "Dans la vie, comme au parapente, il faut se fixer un cap et le tenir jusqu’au bout ! Je vais faire cela maintenant".